dimanche 14 décembre 2014

4 ans, please HELP!

Quel week end!! 
Après le spectacle et la soirée de Noël de la crèche de la Princesse vendredi soir et le spectacle de Noël du CE hier après midi et enfin, une journée de famille (le frère de Monsieur et sa douce, la cousine des Loustics et Papy), je me sens un peu..... comme qui dirait........vidée.

Il se trouve que les Loustics sont un peu lourdingues ces derniers temps. 
Surtout mon Grand.

J'avais entendu parler du Fucking 4, mais là, j'en bave un peu pour tout dire.

Je sais qu'en ce moment, pas mal de choses se combinent pour nous rendre la vie impossible. La période scolaire a été longue et les vacances sont attendues de pied ferme par sa majesté de Grand, Noël approche avec toute l'excitation qui le caractérise et aussi, il a un tempérament que je définirai comme plutôt affirmé.

Si bien que je suis amenée à me questionner aussi sur notre manière de dresser d'éduquer l'enfant.

Je me rend compte que je crie beaucoup ces temps ci. Nous n'avions pas eu à recourir souvent à la punition jusqu'alors et depuis quelques mois, c'est quotidien.

Tout est prétexte à provocation, négociation, baston.

Jusqu'en début d'année, une simple explication suffisait et on arrivait (à peu près) à nos fins. Grand avait juste envie de faire du zèle et de plaire à ses parents à tout prix. 

Cet âge d'or est désormais révolu (je parle de la période des 3 ans).

Faut dire qu'entre temps, on a été un peu vache avec lui. On lui colle une petite soeur dans les pattes, on lui demande d'être propre pour rentrer à l'école et on l'y envoie, à l'école.

Donc oui, ça fait beaucoup pour lui tout seul, mon si petit Grand...

Les premiers mois se sont malgré tout bien passés. Avec le recul, je pense qu'il était entrain d'élaborer une stratégie pour nous faire payer tout ça. Et bien, on peut dire que c'est un fin stratège le Grand. Parce que maintenant, on en bave bien comme il faut.

Alors, comme je le disais, je me remets en question.
Il sait précisément les points auxquels je suis particulièrement attentive, à savoir être poli, ne pas faire de peine, respecter les gens et le matériel et c'est justement sur ces points là qu'il appuie.

Je me retrouve donc avec un Grand insolent, qui ne prend plus soin de ses affaires, qui se bagarre à l'école (et à la maison) et qui n'écoute rien (du tout du tout).

C'est le lot de beaucoup de parents d'enfants de son âge me direz vous. Oui, je sais, mais ça ne me console pas, hein!

Me voilà donc à vouloir booster mon autorité:


Donc, je lis, je vais à des conférences sur, je cite, "Autorité et éducation" (nulle, on ne m'aura même pas appris la moindre prise de Krav Maga qui aurait été bien utile au moment de le mettre dans le bain!), j'en parle autour de moi, j'en parle avec lui, pour essayer de comprendre si il veut me faire passer un message, j'en parle à ses maîtresses et ATSEM, pour savoir comment ça se passe à l'école.

A l'école, il sait bien se comporter pendant les périodes d'activité. Il comprend les consignes, les applique, lève le doigt pour parler, attend son tour pour se laver les mains MAIS (car, bien sur il y a un MAIS), les périodes de changement d'activité et les récréations deviennent vite prétexte à déclencher la guerre civile. La maîtresse me précise que ce n'est pas spécifique à Grand, mais que le groupe "garçons" de la classe (le groupe s'est constitué "naturellement", il n'est pas dans une école où les filles sont séparées, hein!) est particulièrement vif, et étant donné que le groupe "garçons" constitue 80% de l'effectif de la classe, bah........c'est un carnage.

Alors, j'en ai parlé avec d'autres parents, et eux aussi ont tendance à trouver que les enfants sont durs à gérer en ce moment (Hop, la culpabilité de lui avoir calé une petite soeur s'effrite petit à petit... même si ça n'a probablement rien arrangé).

Comment ça se manifeste? Des caprices, des crises de hurlements parce que "jeveuxpasletshirtvertjeveuxlestarwarsquiestdanslamachineàlaveeeeeeeeeeeerr!!, des "je me comporte n'importe comment" (je crache sur maman, ben ouais, juste pour voir si ça la fait criser), et j'en passe...

Alors, je sais, j'ai un grand de 4 ans, il teste les limites...
En termes d'autorité, on est stricts sur certains aspects, ceux énumérés plus haut, mais quand même assez cool sur d'autres qui, pour nous, n'ont pas de sens (non, il ne fera pas de bisou à la vieille dame qui pique juste parce qu'elle lui a demandé, non, il ne finira pas son assiette de choux de Bruxelles pour faire plaisir à Mamie, etc etc).

Avec Monsieur, si on est en désaccord, on ne se contredira pas devant lui, mais après, une fois Grand au lit, on se dira "là, tu y es allé(e) un peu fort", ou, "Tu aurais pu dire qqch quand même!", mais jamais devant lui. On avait tendance à lui faire le coup du "Si à 3 tu n'as pas rangé tes jouets, je les confisque". Ça marchait au début, puis plus, mais on ne confisquais que rarement les jouets (faible le parent, faible).

Mais là, ça dégénère pas mal quand même, d'où les bonnes résolutions prises en avance sur 2015:

- On a décidé de prendre du temps de qualité avec lui (On ne joue pas aux cartes en préparant le repas du soir par exemple, c'est sérieux les cartes!)
- On se tient à la punition annoncée (jouets confisqués, coin, privé du sacro saint dessin animé hebdomadaire)
- On ne transige pas sur les règles de base (politesse, gentillesse et respect)

C'est, me direz vous, la base de tout. Mais se tenir à ces principes après une journée au travail, qui s'est plus ou moins bien passée, qu'on a envie de profiter des Loustics et pas forcément de jouer le rôle de l'arbitre ou de la méchante, et qu'eux même sont vannés par leur journée, c'est pas forcément ce qu'il y a de plus easy.

Et nos mères!! Crois tu qu'elles nous auraient prévenues?? En nous disant "c'est le plus beau métier du monde", elles auraient pu ajouter "mais prépare toi à en chier!"

Et vos 4 ans à vous? Ils sont calés sur le même modèle?

vendredi 12 décembre 2014

Et si....

Je ne lis jamais les faits divers. Tout simplement parce qu'ils relatent toujours des faits sordides, concernent souvent des enfants, et parce que je n'arrive pas à me mettre face à l'horreur que peut parfois engendrer l'espèce humaine.

Celui ci ne m'est pas arrivé au détour d'un article de presse, mais par SMS.

Un SMS de belle-maman reçu cet après-midi et qui disait: "R a perdu sa sœur tragiquement".

6 mots.

R est le mari de la cousine de mon homme. Je ne connaissais sa sœur qu'au travers de ce que lui et sa femme nous en ont dit. Je ne l'ai jamais rencontrée. De ce que j'ai pu comprendre, c'était une personne agréable, dynamique, positive. Et maman.

Un accident de voiture.

Elle avait deux petites filles, dont une de six mois qui était dans la voiture avec elle. La petite s'en est sortie avec de légères blessures.

Alors voilà. C'est donc ça. On vit, puis tout peut nous être repris, du jour au lendemain.

Je ne m'étalerai pas ici en considérations métaphysiques, ou philosophiques.

Tout ce que je vois, c'est qu'on avait à peu près le même âge, qu'on avait à peu près la même vie et qu'aujourd'hui, pour elle, c'est fini. Que ses deux petites filles vont grandir sans leur maman, avec un papa démoli, qui mettra du temps avant d'attaquer la phase de reconstruction.

Oui, ça arrive tous les jours, mais comme je le dis plus haut, je ne lis pas les faits divers.
Je veux me voiler la face par rapport à tout ça. Si on y pense me direz vous, on ne sors plus de chez soi. Et bien oui, c'est ça, on ne sors plus de chez soi.

Depuis que je suis mère, ou plutôt, depuis que j'ai été pour la première fois enceinte, je suis dans un état de perpétuelle inquiétude, mais plutôt pour mes enfants (nés ou à naître). Peur pour eux, peur qu'on leur fasse du mal, qu'on leur fasse de la peine, qu'ils soient tristes, qu'ils aient froid, peur qu'ils aient peur.

Je ne peux pas les mettre dans du coton, d'accord, mais ça n'empêche. J'essaie de faire confiance au personnel de la crèche (confiance absolue gagnée) et de l'école (sans commentaire), mais il y a les autres, les inconnus, l'inconnu, le facteur pas de bol qui fait que c'est sur l'un des tiens que ça tombe.
Ce sentiment, j'apprends à vivre avec. J'essaie tant bien que mal de l'apprivoiser, de le dompter.

Mais une des choses à laquelle je n'ai que peu, voire jamais pensé, c'est "Et si il m'arrivait quelque chose? A moi?".
Je m’accommode et passe outre les maladies courantes qui peuvent faire que je ne peux m'occuper d'eux momentanément (l'angine qui cloue au lit, la gastro qui cloue... enfin vous voyez...), mais si il m'arrivait je ne sais quoi qui m'éloigne d'eux sur du long terme, ou définitivement.

Je n'ai aucun doute sur le fait qu'ils ne manquent de rien, matériellement, affectivement.

Mais le manque d'une maman, merde, quand même.

Que se rappelleraient ils de leur mère? A l'âge qu'ils ont? Si ce n'est ce qu'on leur en raconte et ce qu'ils en voient sur les photos.

Le questionnement est le même pour un papa, hein! Je ne veux pas attirer aux mamans les lauriers de la parentalité, mais bon, si mon homme veut s'épancher sur ses interrogations, il n'a qu'à écrire un blog lui aussi!

Je ne trouverai pas de réponse à ces interrogations. Je ne calmerai pas ces angoisses.

Mais ce soir, je pense très fort à la sœur de R, à son mari, et à ses deux petites filles, si petites


mercredi 10 décembre 2014

Qu'est ce que tu veux mon vieux, dans la vie on fait ce qu'on peut, pas (toujours) ce qu'on veut

Il est 21h57 et je rentre du bureau.

Ce n'est habituellement pas le cas, mais obligations obligent...

J'aime bien mon job. Ca fait aujourd'hui 8 ans que je suis dans l'entreprise, mes missions ont évolué, mon salaire est plutôt correct et l'équipe est vraiment super.

Alors, me direz vous, c'est merveilleux.

Mouais, pas tant que ca.

Le hic, c'est que je m'ennuie. J'ai l’impression de ne plus apprendre grand chose, et donc ma motivation n'est pas au plus haut (je crois la distinguer au fond de ma chaussette!).

Le pire, je dirai que c'est cette impression de ne pas être utile à qui que ce soit. Alors si, je suis utile à mon entreprise, ca j'en ai bien conscience, mais en termes d'accomplissement, je peux pas dire que ce soit en corrélation avec mes envies et besoins.

Quand j'étais plus jeune, je voulais être orthophoniste. Le langage a pour moi une importance toute particulière. 
Ne pas en maîtriser le fond et la forme est un sacré obstacle, que ce soit dans la vie de tous les jours, pour trouver du travail, avoir une vie sociale... Et donc, je trouvais (et je trouve toujours) que c'était une chic idée de pouvoir aider des personnes qui auraient besoin d'un petit coup de pouce en la matière.
Ce qui me plaisait aussi, c'était la diversité des personnes concernées. Et surtout, SURTOUT le sentiment de me sentir utile.

Mon petit frère a été longtemps suivi par un orthophoniste et j'étais à chaque fois captivée par l'art et fascinée par les résultats et la progression.

Après, la vie fait qu'on ne fait pas toujours ce qu'on veut et que j'ai du opter pour un "circuit-court" via un Bac+2 dans un domaine qui me plaisait plus par tradition familiale que par vocation.

Et repartir maintenant, pour 5 ans, dans une école loin de chez moi.... et surtout, avec des enfants si petits. Je ne m'en sens pas le courage ni la force.
En plus de ca, il faut bien vivre et 5 ans sans revenu fixe, c'est juste impensable.

Oui, des excuses, encore des excuses...

Je garde donc ce projet dans un coin de ma tête, pour plus tard...

En attendant, je postule sur d'autres jobs. Des postes qui ne permettront pas nécessairement d'atteindre mes objectifs en termes d'accomplissement, mais qui me feront connaître d'autres environnements que celui du cocon que je me suis créé.

Repartir à zéro avec une solide expérience, c'est quand même plus simple, mais pour faire quoi? 

J'ai quand même des scrupules à me dire que je me prépare à quitter cette boîte que je connais si bien, que ce n'est pas le moment pour mon chef (mais ce n'est jamais le moment bien entendu).

Comme je l'évoquais avec une autre blogueuse, quitter notre environnement familier, c'est un peu comme une rupture amoureuse, on a une boule au ventre en pensant à l'inconnu qui nous attend et on regarde derrière soi de nombreuses fois avant de passer la porte, de sauter le pas, et j'espère pouvoir avoir ce courage.

mardi 9 décembre 2014

Hé maman, maman, maman, pourquoi tu blogues?

C'est vrai ça, après tout, pourquoi elle blogue maman?

Mon ptit chou, maman blogue parce qu'elle a parfois des choses à raconter qui sont cachées au fond d'elle, dont elle n'a pas forcément envie de faire part aux gens qui lui sont proches.

Tu sais, parfois souvent maman, elle aime bien parler de toi et de ta petite soeur, de papa, de ses copines et de ce qu'elle fait au quotidien, mais elle n'est pas sure que les gens autour d'elle aient vraiment envie de l'écouter les bassiner avec ses marmots, avec sa petite vie, avec des choses qui, parfois, ne les regarde pas.

Alors maman écrit, sur internet. Et peut être que des gens la lisent, ou peut être pas; L'essentiel, c'est que maman puisse se raconter un peu, et plus tard, quand vous serez grands, et quand elle sera plus vieille, elle prendra peut être plaisir à relire tout ce qui a été écrit.

En plus de ça, maman peut se cacher derrière un autre nom que celui qui est le sien. Tu sais, c'est un peu comme quand tu dis que tu es Spiderman et que tu ne réponds que quand on t'appelle comme ca. 
Quand tu t'appelles Spiderman, tu te sens fort et prêt à tout, et bien maman c'est pareil, quand elle s'appelle Poupoupidou (ouais, ca va, arrête de rigoler hein!) et bien rien ne l'arrête, elle peut dire, ou ici écrire, tout ce qui lui passe par la tête. Ce qui lui fait plaisir, ce qui l'attriste, ce qui lui a plu ou encore tout ce qui suscite chez elle une émotion. Tu sais, les émotions, tu en a appris quelques unes à l'école.

En plus, sur internet, maman lit les blogs d'autres mamans et d'autres papas qui ont souvent les mêmes préoccupations qu'elle et qui rencontrent parfois les mêmes problèmes/questionnements/bonheurs/moments de loose (barrez la mention inutile).
Alors maman, ca lui permet de s'assurer que c'est normal que toi et ta soeur vous la fassiez tourner en bourrique, que c'est normal qu'elle se sente parfois un peu perdue (soit ivre de bonheur, soit juste soulée), et que finalement, maman n'est pas toujours si merdique (oooohhhh!! Gros mooooot)

Maman ne fait pas que bloguer mon petit chat, elle twitte pendant ses heures de travail (et oui, c'est maal!), elle commente chez les autres, et j'ai l'audace de croire que c'est souvent avec bienveillance et gentillesse, comme je t'ai appris mon petit chat, l'important, c'est d'être gentil et disponibles pour écouter les autres.

Voila, en résumé mon ptit chat, maman blogue pour garder une trace et créer du lien, et tout simplement, parce que ca lui fait du bien...

- Ah bon, d'accord. Hé maman, maman, maman, t'as vu, ma ptite soeur elle mange sa soupe avec la pipette de Doliprane!! (vécu ce soir, si, si...)

- Mwé.....




lundi 8 décembre 2014

Mon beau sapin!

Ce week-end, pour occuper les morveux (si, si, c'est le terme tout à fait adéquat en ce moment!!), on s'est lancés dans la décoration du sapin.

Même si aujourd'hui, on a encore une vieille daube en plastoc dégotée à la Foirfouille ou Gifi, mon rêve secret est de faire trôner un jour un fier Nordmann dans mon salon.
Avec la Miss Boufftout et le jeune Padawan testeur de sabre laser, j'ai trouvé plus prudent, cette année encore, de lutter contre mes pulsions et de redonner sa chance au vieux dégarni.

Voici donc leur oeuvre:



Alors oui, il est bancale et ne ressemble pas à grand chose, mais c'est eux qui l'ont fait, un peu brouillon, un peu fouillis, mais c'est leur première oeuvre commune, donc c'est comme ca qu'il est parfait et c'est comme ça que je l'aime.

Cette période de Noël est vraiment chargée de souvenirs et d'émotions.

Je me souviens qu'enfants, nous avions développé une technique certaine pour travailler au corps nos parents dès la mi-novembre pour commencer les décorations (vaine la technique, pas fous les parents!!).

Et enfin arrivait la date fatidique, celle où on déballait les cartons et où on se jetait sur les guirlandes et les boules pour en mettre le plus possible. Je me rappelle de mon père qui ne nous autorisait pas à poser la guirlande lumineuse. C'était sa responsabilité! Et sous ses airs de ne pas y toucher, je suis sûre maintenant qu'il trépignait autant que nous de l'enguirlander ce sapin.

Puis le réveillon.

Tous les six avec mon frère et ma sœur, mes parents et ma grand mère.

Le pain et le morceau de fromage qu'on déposait pour le Père Noël et ses rennes
Cette manière dont j'ai percé le mystère du grand bonhomme en rouge, tout simplement en faisant semblant de dormir sur le canapé.

Et le matin de Noël...

Le plus dur était certainement d'attendre que tout le monde soit réveillé pour se jeter sur les cadeaux (approximativement, 5h du matin...).
Et une fois tout le monde réuni, alors....

Je me souviens de ces Noël de petite fille qui ont toujours revêtu une importance particulière pour moi. Pas pour les cadeaux, non (enfin pas que...), mais juste par le fait de mettre ses beaux habits, de préparer un repas de fête qui, même s'il n'a pas toujours été un repas de roi, en a toujours eu le goût, et finalement, d'être ensemble.

Puis, avec le temps, des petits nouveaux sont venus se greffer. Les jules, parfois des copains qui se retrouvaient seuls ce soir là et puis, les tout petits. Ceux de ma sœur, et quelques temps après les miens.

Et ca vaut le coup de se donner du mal, pour tout préparer, organiser, savoir trouver ce qui ferait plaisir aux uns et aux autres. Ne serait-ce que pour entendre ces petits rire, les voir amuser l'assemblée et susciter l'émerveillement chez eux quand ils aperçoivent le traîneau du Père Noël dans le ciel (mais si, vous savez bien, ce petit point qui clignote, tout là-haut).

Et puis,

Il y a eu aussi le premier Noël sans ma grand mère.

Il y a aussi eu le premier Noël sans mon papa.

Il manque maintenant quelqu'un à Noël.

Et il n'y a plus de guirlande lumineuse sur le sapin.


dimanche 7 décembre 2014

Le bazar du sous sol

J'ai trié tous les petits vêtements. Ceux jusqu'à 1 an sont donc bien stockés et aspirés dans les housses qui sont sensées ne pas prendre de place (oui, celles qui ns sont pas toujours étanches et qui regonflent au bout d'un moment...).

J'ai nettoyé et rangé la poussette char d’assaut.

J'ai recyclé la petite baignoire en panière à linge.

J'ai donc un sous sol qui ressemble à une succursale d'Aubert et je me dis que je devrais tout vendre/donner.

Outre mon caractère "accumulateur", j'ai du mal à me séparer de toutes ces petites affaires.

Je veux pas me lancer dans une psychanalyse de salon de thé (qui vaut celle de comptoir, croyez moi), mais j'ai du mal à me dire que je n'aurai plus jamais de bébé, que mon ventre sera désormais toujours vide.

Je ne pense pas vouloir d'un troisième enfant. Le fait d'avoir aujourd'hui mes deux merveilles me rend incroyablement heureuse et me prend beaucoup de temps et d'énergie. Je n'imagine pas avoir la force de remettre ca. Malgré tout, je n'arrive pas à m'empêcher de penser "et si..."

Et si il restait une place à prendre dans cette famille?
Et si A. ne voulait pas être la "petite dernière"? (Il en faut bien toujours un/une me direz vous)

D'un autre coté, il y a beaucoup d'arguments aussi pour rester sur notre famille de 4.

Z. est maintenant un grand garçon qui sait et veut faire de plus en plus de choses seul, qui assume son indépendance.
A. est encore petite, mais bientôt son rythme nous permettra de faire tellement tous ensemble.

On commence vraiment à pouvoir ressortir, d'ici un an environ, on sera sortis des couches et les siestes s'espaceront.
Ca m'embête parfois de devoir freiner mon grand dans ses envies parce que sa soeur a besoin encore de dormir le matin et qu'on a encore un peu de mal à improviser (la bougresse en dort ni dans sa poussette, ni dans la voiture)

Alors, recommencer.....

Je ne voudrais pas non plus qu'un de mes enfants soit "l'enfant du milieu". Pour l'avoir vécu, je sais que ce n'est pas la place la plus facile. Ou alors il faut avoir 4 enfants, mais là.....

C'est donc un débat entre coeur et raison qui prend place dans mon esprit. Je sais que je ne regretterai ni l'une ni l'autre des décisions.

Je sais juste que s'il n'y a pas de troisième bébé, je me demanderai toujours comment ca aurait été, à cinq.

Toute cette réflexion partant, je le rappelle, d'un sous sol encombré...

mercredi 3 décembre 2014

Dans les yeux de celles qui savent

Avant d'avoir des enfants, comme beaucoup, j'avais plein d'idées préconçues en tête sur la manière dont ça se passerait quand moi, j'aurai les miens.

C'est ça ouais.....

Je n'apprends rien à personne si je dis que rien ne se passe comme prévu, comme on le souhaite, mais qu'en fait, c'est bien aussi.

Je pense avoir déjà jeté un regard interloqué sur une maman qui traîne son enfant par l'anorak alors qu'il est en pleine tentative de caprice chez Décathlon.

note à l'attention des futures mères: tant que possible, n'emmène JAMAIS ton enfant chez Décathlon. Décathlon, c'est le mal, c'est l'ouverture du champs des possibles pour les caprices et autres agissements complètement incompréhensibles, car là bas, il y a des ballons, des vélos, des trucs à grimper, des tentes (oooohh des teeeennntes!!)

Aujourd'hui, j'ai juste envie de lui mettre la main sur l'épaule en disant que ça va aller, et que si elle veut, je peux aussi lui faire un câlin.

Je pense avoir déjà eu à l'idée que moi, si mes bébés pleuraient, je serai pas de celles qui accourent au premier cri.

C'est ça ouais...

Aujourd'hui, même si c'est moins vrai pour ma deuxième, j'avoue avoir été cette mère qui au premier pleur déboulait dans la chambre pour faire gros câlin bébé maman (quoi? comment ca? tu veux pas te recoucher?). Aujourd'hui encore.....

Je pense m'être dit, en bonne nullipare, que si l'allaitement ne fonctionnait pas, ben je ne me rendrai pas malade pour autant et que je passerai sans problème au biberon.

C'est ça ouais....

Aujourd'hui, je sais que la fin de mes deux périodes d'allaitement ont été un véritable déchirement pour moi. Pas pour mon grand, qui lui m'a un peu jetée au bout de 9 mois en se disant que ça avait assez duré, j'imagine un peu plus pour ma princesse, qui s'est vu refuser le sein au bout de 4 mois pour cause de rupture de stock.

Je pense avoir déjà imaginé ma famille comme celle de la pub Nutella, avec des enfants habillés en, blanc et qui mangent de la pâte à tartiner (cherchez l'erreur), des parents qui surkiffent leur life de parents et qui ne montrent aucun signe de faiblesse et le chien (pfff, le chien) qui ne bave pas sur le canapé.

C'est ça ouais.....

Enfin, c'est presque ça.

Aujourd'hui, ma maison est un joyeux bordel, mes enfants ne mangent pas toujours équilibré, on évite le Nutella au risque de reproduire les grottes de Lascaux dans la maison, ils font des caprices, ils crient, ils râlent, mon jules ne trie pas toujours son linge sale, je n'ai pas souvent de brushing, et alors....

Et oui et alors??

On s'aime hein? Et quelle famille si parfaitement imparfaite!

On a envie de câliner la maman qui galère parce qu'on sait que la veille, c'était nous, et que dans des moments comme ça, ce dont on a besoin, ce n'est pas toujours de solutions (quoi que si, parfois, les solutions, c'est cool), mais de beaucoup de compassion.

La compassion, on la retrouve dans les yeux de celles qui savent